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ÉDITION DU 14 AU 19 SEPTEMBRE 2026XEW XEW HEBDOLE RENDEZ-VOUS DOMINICAL DU JOURNAL LOUXEW24

20/09/2026
XEW XEW HEBDO – louxew24
Édition du 14 au 19 septembre 2026

XEW XEW HEBDO

Le rendez-vous dominical du journal louxew24
Dimanche 20 septembre 2026
Cybastion 300 millions USD pour la transformation numérique
FMI confirmé Programme de 2,2 Mds USD sur 36 mois
Diagnostic PM « Nous nous sommes appauvris en 2025 »
AES-CEDEAO Protocole transfrontalier validé à Ouagadougou
Guinée-Bissau Le « Oui » l'emporte à 70 % au référendum
Diplomatie Washington, Abu Dhabi, Nouakchott
0 Millions USD (Cybastion)
0 Milliards USD (FMI)
0 Dette/PIB (%)
0 Oui au référendum (Bissau)
0 Militaires sénégalais en Gambie
ÉDITORIAL

Le redressement ne se fera pas au détriment des populations

Par la rédaction de louxew24

La semaine qui s'achève restera dans les annales de la diplomatie économique sénégalaise. En cinq jours, du 14 au 17 septembre, le président Bassirou Diomaye Faye a successivement séjourné à Washington, où il a rencontré le secteur privé américain, la Banque mondiale et le FMI, avant de s'envoler pour Abu Dhabi, puis de faire une escale technique à Nouakchott sur le chemin du retour.

Le résultat le plus spectaculaire de cette tournée est l'annonce, le lundi 14 septembre, d'un financement d'environ 300 millions de dollars (plus de 170 milliards FCFA) par la société américaine de cybersécurité Cybastion pour la transformation numérique du Sénégal. Ces projets couvrent la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité, le développement de data centers, le transfert de technologie et le renforcement des capacités nationales, avec l'implication directe de start-ups sénégalaises.

Ce montant n'est pas anodin. Il intervient au moment où le Sénégal s'apprête à contractualiser un programme de 2,2 milliards de dollars avec le FMI. L'accord technique du 1er septembre 2026, confirmé lors de la visite du président Faye à Washington le 15 septembre, porte sur un programme de 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Le programme vise à rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, à réduire les vulnérabilités budgétaires et extérieures, à accroître les dépenses sociales et à soutenir une croissance durable tirée par le secteur privé.

Mais la leçon de cette semaine est ailleurs. En déclarant devant le U.S. Chamber of Commerce qu'« on ne peut pas être assis sur une mine d'or et tendre la main », le chef de l'État a posé un principe qui devrait guider toute notre diplomatie économique : le Sénégal n'est pas un pays qui quémande, c'est un pays qui négocie. Cette posture, encore rare dans les relations Afrique-États-Unis, mérite d'être saluée. Elle contraste avec des décennies de coopération fondée sur l'assistanat et la dépendance.

Le revers de la médaille, c'est que la souveraineté numérique ne se décrète pas. Accueillir 300 millions de dollars de Cybastion, c'est aussi accepter que des infrastructures critiques — data centers, cybersécurité, protection des données — soient en partie contrôlées par des intérêts étrangers. Le président l'a compris, qui a exigé que des start-ups sénégalaises soient associées à la mise en œuvre. Reste à savoir si cette exigence sera respectée dans les faits, ou si elle demeurera une clause de style.

Sur le front intérieur, la semaine a été marquée par le diagnostic sans détour du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô devant l'Assemblée nationale, le 8 septembre. « Notre croissance hors hydrocarbures en 2025 est de 2,25 % », a-t-il indiqué, soulignant que ce taux est inférieur au taux de natalité, qu'il situe à 3 %. Pour le chef du gouvernement, cette situation signifie mécaniquement une baisse de la richesse disponible par habitant. « Nous nous sommes appauvris en 2025 et nous allons encore nous appauvrir en 2026 ».

La semaine a également été marquée par la désignation du président Faye et de son homologue togolais Faure Gnassingbé comme facilitateurs de la CEDEAO auprès de l'AES. Cette mission, ô combien délicate, place le Sénégal au cœur d'une médiation dont dépend l'avenir de l'intégration régionale.

Enfin, comment ne pas mentionner le drame de Louga, où une femme a tué trois enfants avant de se donner la mort, et le décès d'un homme dans le périmètre minier des ICS ? Ces faits divers rappellent que la sécurité et la santé mentale sont des enjeux majeurs dans notre société.

La semaine prochaine, le FMI examinera le programme sénégalais. Les yeux seront tournés vers Washington. Mais c'est à Dakar, à Ouagadougou, à Bissau et à Nouakchott que l'avenir de notre région se décidera.

RÉSUMÉ EXÉCUTIF

Les 10 faits marquants de la semaine

  1. Sénégal-États-Unis : 300 millions de dollars pour la transformation numérique. La société américaine Cybastion a annoncé un financement d'environ 300 millions de dollars pour des projets de cybersécurité, de data centers et de transfert de technologie, avec l'implication de start-ups sénégalaises.
  2. FMI-Sénégal : accord technique sur 2,2 milliards de dollars. L'accord du 1er septembre 2026, confirmé lors de la visite du président Faye à Washington le 15 septembre, porte sur un programme de 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit.
  3. Le chef de l'État rassure : « Le redressement ne se fera pas au détriment des populations ». Le président Faye a insisté sur la protection des plus vulnérables dans le programme économique, avec le renforcement du Programme national de bourses de sécurité familiale et la consolidation de la couverture maladie universelle.
  4. Le Premier ministre dresse un diagnostic sévère. Ahmadou Al Aminou Lô a déclaré devant l'Assemblée nationale que le Sénégal « s'est appauvri en 2025 » et « s'appauvrira encore en 2026 », en raison d'une croissance inférieure au taux de natalité.
  5. Cybastion et la souveraineté numérique. Le PDG de Cybastion, le Dr Thierry Wandji, a conduit la délégation qui a annoncé l'investissement de 300 millions de dollars lors de la première journée de travail du président Faye à Washington.
  6. CEDEAO : Faye et Gnassingbé désignés facilitateurs auprès de l'AES. Le sommet ordinaire a désigné les présidents sénégalais et togolais pour conduire le dialogue avec l'Alliance des États du Sahel. Le général Umaro Sissoco Embaló s'est proposé pour le dossier burkinabè.
  7. Guinée-Bissau : le « Oui » l'emporte au référendum avec 70 % des voix. Les électeurs ont approuvé une révision constitutionnelle renforçant les pouvoirs du président et réduisant le nombre de sièges parlementaires de 102 à 65.
  8. Mali-Algérie : le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb à Bamako. La visite, effectuée le 14 septembre, marque le dégel des relations après plus d'un an de tensions. Sifi Ghrieb était porteur d'un message du président Tebboune à Assimi Goïta.
  9. L'AES renforce sa coopération transfrontalière. Les trois pays de la Confédération des États du Sahel ont validé le 16 septembre à Ouagadougou un protocole additionnel au traité instituant l'AES, relatif à la coopération transfrontalière.
  10. Escale technique de Faye à Nouakchott. Sur le chemin du retour d'Abu Dhabi, le président Faye a été accueilli le 17 septembre à Nouakchott par son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Il a également rendu visite au Cheikh Abdallah bin Bayyah.
LUNDI 14 SEPTEMBRE

Faye à Washington, Cybastion annonce 300 M USD

Politique & Diplomatie

  • Visite de travail aux États-Unis : Le président Bassirou Diomaye Faye entame sa visite à Washington, où il rencontre le secteur privé américain, la Banque mondiale et le FMI.
  • Cybastion annonce 300 M USD : La société américaine de cybersécurité, conduite par son PDG le Dr Thierry Wandji, annonce son intention de mobiliser environ 300 millions de dollars pour la transformation numérique du Sénégal.
  • « On ne peut pas être assis sur une mine d'or et tendre la main » : Le chef de l'État résume sa doctrine de partenariat « gagnant-gagnant » devant le U.S. Chamber of Commerce.

Économie & Société

  • Tournée DER/FJ : Le Délégué général Abdoulaye Niane entame une tournée de neuf départements, de Mbacké à Koumpentoum, pour élargir l'accès aux financements.

Sous-région

  • Sifi Ghrieb à Bamako : Le Premier ministre algérien arrive au Mali, porteur d'un message du président Tebboune à Assimi Goïta, marquant le dégel après plus d'un an de tensions.
MARDI 15 SEPTEMBRE

Faye reçu par Kristalina Georgieva au FMI

Politique & Diplomatie

  • Faye au FMI : Le président est reçu au siège du FMI par la directrice générale Kristalina Georgieva. Les deux responsables saluent l'accord technique du 1er septembre sur un programme de 2,2 milliards de dollars sur 36 mois.
  • « La reprise ne se fera pas au détriment de la population » : Le chef de l'État insiste sur la protection des plus vulnérables dans le programme économique.

Économie & Finances

  • Réformes structurelles : Le FMI confirme que le programme inclut la mobilisation des ressources intérieures, la rationalisation des dépenses publiques et l'amélioration de la gestion de la dette.
  • Apurement des arriérés : Le gouvernement s'engage à apurer les arriérés dus aux entreprises privées pour restaurer leur trésorerie et protéger l'emploi.

International

  • Banque mondiale : Réaffirmation du soutien au Sénégal pour les années à venir à l'issue des entretiens à Washington.
MERCREDI 16 SEPTEMBRE

Faye à Abu Dhabi et protocole transfrontalier de l'AES

Politique & Diplomatie

  • Faye reçu à Abu Dhabi : Le président est reçu par le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, président des Émirats arabes unis. Le chef de l'État réitère la solidarité du Sénégal avec le peuple émirati et le soutien aux initiatives de paix.
  • Partenariat économique : Les deux dirigeants conviennent de finaliser un nouveau partenariat dans plusieurs secteurs clés : finance, infrastructures, énergie, agriculture, logistique et numérique.

Sous-région

  • Protocole transfrontalier de l'AES : Les pays de la Confédération des États du Sahel valident mercredi soir à Ouagadougou un traité relatif à la coopération transfrontalière entre les trois États.
  • Emile Zerbo : « des pôles de sécurité et de prospérité » : Le ministre burkinabè de l'Administration territoriale estime que ce traité traduit la volonté commune des trois États de faire de leurs espaces frontaliers des pôles de sécurité et de prospérité.
JEUDI 17 SEPTEMBRE

Escale technique de Faye à Nouakchott

Politique & Diplomatie

  • Escale à Nouakchott : Le président Faye quitte Abu Dhabi à destination de Dakar. Sur le chemin du retour, il fait une escale technique en Mauritanie où il est accueilli par son homologue Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
  • Visite au Cheikh Abdallah bin Bayyah : En marge de cette escale, le président rend visite au Cheikh Abdallah bin Bayyah, président du Conseil des Émirats arabes unis pour la Fatwa. Les échanges portent sur les enjeux de paix et de stabilité en Afrique, ainsi que sur la prévention des conflits.

Justice

  • Affaire Ellipse Projects : La chambre d'accusation financière rejette la requête de Mouhamed Diagne visant à obtenir la mainlevée de son assignation à résidence avec port d'un bracelet électronique.

Sport

  • Patrick Vieira arrive à Dakar : Le nouveau sélectionneur de l'équipe nationale de football arrive en début de soirée à l'Aéroport international Blaise Diagne. Il est accueilli par des membres de la Fédération sénégalaise de football et les groupes de supporters des Lions.
VENDREDI 18 SEPTEMBRE

Ouverture de la 3e session extraordinaire et liste des Lions

Politique & Institutions

  • Session extraordinaire de l'Assemblée : La troisième session extraordinaire de l'Assemblée nationale s'ouvre. Au menu : un projet de loi et trois propositions de loi, ainsi que le rapport de la mission d'information sur la commercialisation des produits de marque Softcare.
  • Textes examinés : Les députés examinent notamment le projet de loi modifiant la loi instituant une carte d'identité biométrique CEDEAO, la proposition de loi portant modification du Code pétrolier, la proposition de loi organique relative aux lois de finances et la proposition de loi relative à la santé en milieu carcéral.

Sport

  • Première liste de Patrick Vieira : Le nouveau sélectionneur dévoile sa première liste de 28 joueurs pour les qualifications à la CAN 2027 contre le Mozambique et l'Éthiopie. Sadio Mané est absent, tandis que Malang Sarr et Mamour Ndiaye font leur apparition.

Économie & Société

  • Comité national de gestion des inondations : Le bilan à mi-parcours est jugé satisfaisant, avec des avancées significatives grâce aux mesures d'anticipation. Les gouverneurs de Diourbel, Kaolack, Saint-Louis, Thiès et Dakar participent par visioconférence.

Justice

  • Affaire Rox, Jessica, Narou et Ramz : Le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye rend son jugement. Les quatre prévenues sont relaxées sur certains chefs, mais condamnées sur d'autres. Rox et Jessica écopent de six mois ferme.
SAMEDI 19 SEPTEMBRE

Le Sénégal condamne les attaques des Houthis contre l'Arabie saoudite

Politique & Diplomatie

  • Condamnation des attaques : Le gouvernement du Sénégal condamne fermement les récentes attaques attribuées aux Houthis contre plusieurs localités et infrastructures du Royaume d'Arabie saoudite.
  • « Pleine solidarité » avec Riyad : Dans un communiqué, Dakar exprime sa « pleine solidarité » avec le Royaume, ses autorités et son peuple, et appelle les parties concernées à faire preuve de retenue et à privilégier la désescalade.

Économie & Agriculture

  • Tournée du ministre de l'Agriculture : Cheikhou Oumar Ba effectue une tournée de suivi et d'évaluation de la campagne agricole 2026/2027 dans l'Est du pays. Il salue le comportement « correct » des productions culturales dans certaines zones de Tambacounda malgré une longue pause pluviométrique.
  • Le maïs vulnérable au stress hydrique : Le ministre reconnaît que la variété de maïs risque d'être la plus impactée par le déficit pluviométrique.

Justice

  • Actes contre nature et VIH : Le parquet de Dakar fait le point sur les procédures judiciaires. Au total, 14 personnes ont été renvoyées devant la Chambre criminelle et 19 autres devant la Chambre correctionnelle dans le cadre de cinq procédures d'information judiciaire ouvertes entre mars et juillet 2026.
DOSSIER 1

FMI-Sénégal : 2,2 milliards de dollars pour sortir de la spirale de la dette

Par la rédaction de louxew24

Un accord au forceps

L'accord technique conclu le 1er septembre 2026 entre le Sénégal et le FMI, et confirmé lors de la visite du président Faye à Washington le 15 septembre, marque l'aboutissement de plusieurs mois de négociations difficiles. Le programme, d'un montant d'environ 2,2 milliards de dollars (1 537,1 millions de DTS, soit 475 % de la quote-part) sur 36 mois, doit soutenir les réformes économiques et financières du pays pour la période 2026-2029.

Le contexte dans lequel cet accord intervient est préoccupant. La dette publique sénégalaise a officiellement dépassé 130 % du PIB en 2024, après qu'un audit d'État a révélé une communication d'informations erronées sur les emprunts. Même après des coupes dans les dépenses publiques, des hausses d'impôts et un rebasing du PIB, la dette du pays reste d'environ 100 % du PIB, avec des paiements d'intérêts qui consomment près d'un quart des recettes publiques, selon Moody's.

Les réformes demandées

Le programme du FMI s'articule autour de plusieurs axes. D'abord, la restauration de la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette. Ensuite, la mobilisation des ressources intérieures et la rationalisation des dépenses publiques. Enfin, l'amélioration du climat des affaires et le renforcement des dispositifs de protection sociale.

Le gouvernement s'est engagé à améliorer la gestion de la dette, le suivi des arriérés intérieurs et la supervision des entreprises publiques. Un plan de traitement de la dette, le PTDS, a été lancé, prévoyant le recours à une version améliorée du Cadre commun du G20 pour le traitement de la dette. Concrètement, cela signifie que le Sénégal va négocier avec ses créanciers — bilatéraux et privés — une restructuration de sa dette, avec l'objectif de réduire son fardeau.

Les implications pour les Sénégalais

Le président Faye a tenu à rassurer : « Le redressement ne se fera pas au détriment des populations, en particulier les plus vulnérables. » Le programme prévoit le renforcement du Programme national de Bourses de Sécurité Familiale, la préservation des bourses étudiantes et la consolidation de la Couverture sanitaire universelle. La réforme des subventions à l'énergie sera « progressive et mieux ciblée ».

L'apurement des arriérés dus aux entreprises privées est présenté comme une priorité : il doit restaurer leur trésorerie, protéger l'emploi et relancer l'investissement. Les projets stratégiques et prioritaires se poursuivront, dans des limites compatibles avec la soutenabilité de la dette.

Un pari risqué

Le pari du gouvernement est clair : utiliser le programme du FMI comme catalyseur pour restaurer la confiance des investisseurs et des bailleurs, tout en protégeant les couches les plus fragiles. Mais les contraintes sont réelles. La restructuration de la dette impliquera nécessairement des négociations douloureuses avec les créanciers. Les réformes des subventions énergétiques, même graduelles, risquent de provoquer des tensions sociales. Et la croissance mondiale reste fragile, avec des risques baissiers liés aux conflits au Moyen-Orient et à la volatilité des prix des matières premières.

Le Sénégal n'a pas le choix. Le programme du FMI est un instrument, pas une fin en soi. C'est la capacité du gouvernement à le mettre en œuvre sans sacrifier la paix sociale qui déterminera son succès.

DOSSIER 2

Cybastion et la souveraineté numérique du Sénégal

Par la rédaction de louxew24

Un investissement stratégique

Le 14 septembre 2026, en marge de la visite officielle du président Bassirou Diomaye Faye aux États-Unis, la société américaine de cybersécurité Cybastion a annoncé son intention de mobiliser environ 300 millions de dollars (plus de 170 milliards FCFA) pour la transformation numérique du Sénégal. La délégation de Cybastion était conduite par son président-directeur général, le Dr Thierry Wandji, accompagné de son directeur de la stratégie, André Biyong, et d'autres cadres de l'entreprise.

Des projets prioritaires

Les initiatives couvrent des domaines que le gouvernement a identifiés comme prioritaires : la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité, le développement de data centers, le transfert de technologie et le renforcement des capacités nationales. L'écosystème numérique sénégalais sera directement impliqué dans le programme. Plusieurs start-ups locales seront sélectionnées pour participer à la mise en œuvre et au développement de ces initiatives, afin de renforcer les capacités des jeunes entreprises du pays et de retenir une part croissante de la valeur créée au Sénégal.

Un impact concret pour les citoyens

Pour le chef de l'État, la transformation numérique ne se mesure pas en serveurs ou en lignes de code, mais par son impact tangible sur la vie des citoyens : des services publics plus rapides et plus accessibles, une meilleure protection des données personnelles contre la fraude et la cybercriminalité, des emplois qualifiés pour une population jeune et bien formée, et un écosystème d'entreprises numériques capable d'innover et d'attirer de nouveaux investissements.

« On ne peut pas être assis sur une mine d'or et tendre la main »

Le président de la République a placé cette rencontre dans le cadre de la politique de souveraineté qui guide son action. Il a rappelé que le Sénégal dispose de ressources, d'un capital humain de qualité et d'institutions fortes, et qu'il entend tirer pleinement parti de ces atouts. « On ne peut pas être assis sur une mine d'or et tendre la main », a-t-il insisté. Le Sénégal a choisi des partenariats gagnant-gagnant dans lesquels les investisseurs atteignent la rentabilité tandis que le pays conserve le contrôle de son développement.

Les défis de la souveraineté numérique

La souveraineté numérique ne se décrète pas. Accueillir 300 millions de dollars de Cybastion, c'est aussi accepter que des infrastructures critiques — data centers, cybersécurité, protection des données — soient en partie contrôlées par des intérêts étrangers. Le président l'a compris, qui a exigé que des start-ups sénégalaises soient associées à la mise en œuvre. Reste à savoir si cette exigence sera respectée dans les faits, ou si elle demeurera une clause de style.

La visite du président Faye à Washington a également été l'occasion de rencontres avec le U.S. Chamber of Commerce et le Corporate Council on Africa, avec le même objectif : placer le secteur privé américain au cœur de la mission pour transformer les atouts du Sénégal en résultats tangibles pour sa population en matière d'emplois, de services et d'opportunités.

DOSSIER 3

Économie réelle : le diagnostic sans détour du Premier ministre

Par la rédaction de louxew24

Un constat alarmant

Le 8 septembre 2026, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a présenté devant l'Assemblée nationale son diagnostic de la situation économique du Sénégal. Le constat est sans appel : « Notre croissance hors hydrocarbures en 2025 est de 2,25 % », a-t-il indiqué, soulignant que ce taux est inférieur au taux de natalité, qu'il situe à 3 %. Pour le chef du gouvernement, cette situation signifie mécaniquement une baisse de la richesse disponible par habitant. « Nous nous sommes appauvris en 2025 et nous allons encore nous appauvrir en 2026 », a-t-il déclaré.

Les causes du marasme

Selon le Premier ministre, cette situation résulte notamment du renoncement ou du report de plusieurs investissements publics à caractère social et productif. Il a également évoqué l'accumulation d'arriérés de paiement, dont les effets se font sentir sur la viabilité des PME et PMI ainsi que sur l'emploi dans les grandes entreprises.

Le plan de redressement économique et social « Jubbanti Koom », présenté comme une réponse ambitieuse aux difficultés économiques, prévoyait 6 166 milliards de francs CFA sur trois ans, avec notamment 1 091 milliards issus du recyclage d'actifs. Mais le Premier ministre reconnaît que les résultats escomptés n'ont pas été atteints. Il cite notamment la mobilisation des recettes fiscales : l'objectif fixé était de 303 milliards de francs CFA, pour une réalisation de seulement 173 milliards. « Nous sommes ambitieux mais nous n'avons pas les résultats souhaités pour ce plan », a-t-il reconnu.

Le risque du « suul bu ki, suuli bu ki »

Dans ce contexte, le Premier ministre a appelé les Sénégalais à regarder la situation économique avec lucidité. Il a notamment mis en garde contre la poursuite d'un mécanisme consistant à contracter de nouvelles dettes pour rembourser les anciennes. Il l'a résumé par une expression populaire : « suul bu ki, suuli bu ki », autrement dit, payer une dette en contractant une autre dette. « Nous sommes dans ça et nous devons l'abandonner », a-t-il averti, estimant qu'une poursuite de cette dynamique finirait par compromettre davantage la crédibilité financière du Sénégal.

Le chef du gouvernement a illustré son propos par l'évolution du prix des titres sénégalais sur les marchés internationaux.

Un environnement international défavorable

À ces difficultés internes s'est ajouté un environnement international défavorable. Ahmadou Al Aminou Lô a évoqué les conséquences du choc lié à la guerre entre l'Iran, les États-Unis et Israël, qui a fragilisé les équilibres économiques déjà précaires. La flambée des prix du pétrole, avec un Brent oscillant entre 90 et 100 dollars le baril depuis le déclenchement du conflit, a renchéri la facture énergétique du pays.

Les perspectives

Le programme du FMI, avec ses 2,2 milliards de dollars sur 36 mois, vise précisément à desserrer les contraintes de liquidité du pays et à restaurer la confiance des partenaires. Mais le chemin est long. La croissance hors hydrocarbures doit retrouver un niveau supérieur au taux de natalité pour inverser la tendance à l'appauvrissement. Les réformes structurelles — mobilisation des recettes, rationalisation des dépenses, amélioration du climat des affaires — sont des conditions sine qua non pour y parvenir.

DOSSIER 4

AES-CEDEAO : la fracture ouest-africaine en question

Par la rédaction de louxew24

Une organisation en crise

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest traverse la crise la plus grave de son histoire. Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, annoncé en janvier 2024 et devenu effectif le 29 janvier 2025, a privé l'organisation de trois de ses membres fondateurs et de plus de la moitié de sa superficie.

Le Nigeria, par la voix de Sunday Dare, conseiller spécial du président Bola Tinubu, a accusé l'AES d'avoir affaibli l'intégration régionale. « La rupture survenue en 2025 a créé une crise régionale majeure », a-t-il déclaré le 3 septembre 2026 à Abuja, estimant que leur départ avait aussi affaibli les protocoles communautaires consacrés à l'intégration économique.

La désignation de facilitateurs

Face à cette situation, la CEDEAO a désigné, lors de son sommet ordinaire, les présidents Bassirou Diomaye Faye du Sénégal et Faure Gnassingbé du Togo comme ses facilitateurs auprès de l'AES. Le général Umaro Sissoco Embaló, président de la Guinée-Bissau, s'est proposé pour soutenir l'engagement, notamment avec le Burkina Faso. La Commission de la CEDEAO a été chargée d'élaborer un plan d'urgence prospectif pour examiner toutes les éventualités dans les relations avec les pays de l'AES.

L'AES renforce sa coopération

De leur côté, les trois pays de l'AES poursuivent leur construction institutionnelle. Le 16 septembre 2026, à Ouagadougou, ils ont validé un protocole additionnel au traité instituant la Confédération des États du Sahel, relatif à la coopération transfrontalière. Le ministre burkinabè de l'Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a estimé que ce traité traduisait la volonté commune des trois États de faire de leurs espaces frontaliers des pôles de sécurité et de prospérité, plutôt que des zones de vulnérabilité. Le document engage juridiquement les trois États à assurer une gestion concertée des zones frontalières et prévoit un dialogue régulier entre les autorités régionales.

Un sommet à venir

Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la CEDEAO se sont réunis à Abuja pour la 53e session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité. Cette rencontre intervient dans un contexte de tensions persistantes avec l'AES et de défis sécuritaires croissants dans la région.

Quelle voie pour la CEDEAO ?

La question qui se pose est simple : l'intégration ouest-africaine est-elle condamnée à reculer ? La CEDEAO, créée en 1975, a été un moteur de coopération économique et de stabilité politique. Mais elle a montré ses limites face aux crises sécuritaires et aux coups d'État à répétition.

L'AES, de son côté, se présente comme une alternative souverainiste, mais elle reste fragile. Les trois pays qui la composent font face à des défis sécuritaires majeurs et à des économies dépendantes des matières premières. Leur capacité à construire un espace intégré crédible reste à démontrer.

La fracture entre la CEDEAO et l'AES n'est peut-être pas irréversible. Mais pour la surmonter, il faudra plus que des facilitateurs et des plans d'urgence. Il faudra une refondation de l'organisation régionale, qui tire les leçons de ses échecs et réponde aux aspirations des peuples.

DOSSIER 5

Pétrole : un Brent au-dessus de 100 dollars

Par la rédaction de louxew24

Un baril à 101 dollars

Le 9 septembre 2026, le baril de Brent a franchi la barre symbolique des 100 dollars, atteignant 101,21 dollars, une première depuis le mois de mai. Cette flambée est directement liée aux tensions dans le détroit d'Ormuz, où les attaques contre des pétroliers ont réduit le trafic maritime. Les États-Unis et l'Iran sont engagés dans un conflit qui dure depuis six mois.

Les conséquences pour le Sénégal

Pour le Sénégal, pays importateur net de pétrole, la hausse des cours est une mauvaise nouvelle. Elle renchérit la facture énergétique, alimente l'inflation et aggrave le déficit commercial. Le gouvernement, qui s'est engagé auprès du FMI à rationaliser les subventions énergétiques, se trouve dans une position inconfortable : réduire les subventions dans un contexte de hausse des prix risque de provoquer des tensions sociales.

Le Sénégal produit du pétrole depuis 2024, avec les champs de Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim. Mais sa production reste modeste à l'échelle mondiale, et les recettes pétrolières ne compensent pas la hausse de la facture d'importation de produits raffinés. La raffinerie de Mbao, vétuste, ne couvre qu'une partie des besoins nationaux.

Les pays producteurs de la région

Pour le Nigeria, premier producteur de pétrole d'Afrique, la hausse des cours est une aubaine. Le pays, qui dépend du pétrole pour plus de 80 % de ses recettes budgétaires, voit ses revenus augmenter. Mais la production nigériane reste en dessous de ses capacités, en raison de l'insécurité dans le delta du Niger et du sous-investissement chronique.

Le Ghana, qui produit également du pétrole, bénéficie aussi de la hausse. Mais comme le Nigeria, il doit faire face à des défis de gestion et d'investissement. La Côte d'Ivoire, qui a récemment découvert d'importants gisements, espère tirer profit de la conjoncture.

Les matières premières agricoles

La hausse du pétrole a des effets en cascade sur les matières premières agricoles. Les coûts de transport augmentent, ce qui renchérit les prix des denrées importées. L'engrais, dont la production dépend du gaz naturel, voit son prix grimper. Pour les agriculteurs sénégalais, qui dépendent largement des engrais importés, la facture s'alourdit.

L'arachide, principale culture de rente du Sénégal, pourrait voir sa compétitivité affectée par la hausse des coûts de production. Les exportations vers la Chine, principal acheteur, dépendent de la demande chinoise, qui pourrait ralentir si la croissance mondiale faiblit.

Une embellie fragile

Les analystes s'attendent à ce que la volatilité des prix persiste tant que le conflit américano-iranien ne sera pas résolu. La banque allemande Commerzbank a relevé ses prévisions pour le Brent à 90 dollars le baril d'ici fin septembre 2026, puis 85 dollars fin 2026, en raison de la perturbation prolongée du détroit d'Ormuz et des retards de déminage.

Pour les pays d'Afrique de l'Ouest, la hausse du pétrole est donc à double tranchant. Elle profite aux producteurs, pénalise les importateurs et ajoute de l'incertitude à une économie mondiale déjà fragilisée par les tensions géopolitiques. Dans ce contexte, la diversification économique n'est plus une option, c'est une nécessité.

POLITIQUE & JUSTICE

Synthèse de la semaine

Le FMI a été au cœur de l'actualité politique et économique de la semaine. La confirmation de l'accord technique du 1er septembre entre le Sénégal et l'institution financière, lors de la visite du président Faye à Washington le 15 septembre, a dominé les débats. Le programme de 2,2 milliards de dollars sur 36 mois vise à rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette.

Sur le front institutionnel, la troisième session extraordinaire de l'Assemblée nationale s'est ouverte le 18 septembre, avec à l'ordre du jour la carte d'identité biométrique CEDEAO, le Code pétrolier et le rapport sur les produits Softcare.

Sur le plan judiciaire, trois influenceurs TikTok ont été condamnés à des peines de prison pour des posts insultants envers le président Bassirou Diomaye Faye. Mandoumbe Diop, connu sous le nom de Lamignou Darou, a écopé de trois mois ferme. Deux autres créateurs ont été condamnés à deux mois ferme et à une amende de 500 000 FCFA chacun.

ÉCONOMIE & FINANCES

Synthèse de la semaine

L'accord FMI-Sénégal a été confirmé lors de la visite du président Faye à Washington. Le programme de 2,2 milliards de dollars sur 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit vise à rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette. Le FMI a salué la résilience de l'économie sénégalaise, avec une croissance du PIB hors hydrocarbures de 4,7 % au premier trimestre 2026 et une inflation contenue à 1,4 %.

La dette publique sénégalaise a dépassé 130 % du PIB en 2024, après la découverte de « dettes cachées » héritées du régime précédent. Même après ajustements, elle reste d'environ 100 % du PIB, avec des paiements d'intérêts consommant près d'un quart des recettes publiques.

La société américaine Cybastion a annoncé un investissement de 300 millions de dollars dans la transformation numérique du Sénégal, couvrant la cybersécurité, les data centers et le transfert de technologie.

Sur le front agricole, le ministre Cheikhou Oumar Ba a effectué une tournée dans l'Est du pays pour évaluer la campagne agricole 2026/2027. Il a salué le comportement « correct » des cultures dans certaines zones malgré une longue pause pluviométrique, tout en reconnaissant la vulnérabilité du maïs au stress hydrique.

SOCIÉTÉ & FAITS DIVERS

Synthèse de la semaine

Drame à Louga. Un acte d'une violence extrême a choqué le village de Touré Fass, dans la commune de Darou Marnane (région de Louga). Une femme a égorgé le fils de sa coépouse, poignardé ses propres jumeaux de 3 ans, puis s'est automutilée et a mis le feu à la chambre. L'un des jumeaux a succombé à ses blessures. La présumée auteure souffrirait de troubles mentaux.

Décès dans le périmètre minier des ICS. Un homme a été retrouvé sans vie dans la nuit du 4 septembre 2026 sur une route située dans le périmètre des opérations minières des Industries Chimiques du Sénégal, près du village de Gade. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances du décès.

Vol et abus de confiance à Kaolack. Six employés de la société Serigne Gueye & Fils ont été interpellés le 12 septembre 2026 pour vol et abus de confiance. Ils auraient frauduleusement soutiré du carburant en bloquant le clapet des pompes pour altérer l'affichage. Le préjudice est estimé à plus de 22 millions FCFA.

Noyade de deux fillettes à Diakène Diola. Deux adolescentes âgées de 13 et 15 ans ont perdu la vie par noyade le 4 septembre 2026 lors d'une baignade à Diakène Diola, dans la commune rurale d'Oussouye.

Gestion des inondations. Le Comité national de gestion des inondations a dressé un bilan à mi-parcours jugé satisfaisant par le ministre de l'Hydraulique, Dr Cheikh Tidiane Dièye. Les fortes pluies du 15 septembre à Dakar ont provoqué un engorgement temporaire du réseau, résorbé en quelques heures.

SPORT

Synthèse de la semaine

Patrick Vieira, nouveau sélectionneur des Lions. Le nouveau sélectionneur de l'équipe nationale de football, Patrick Vieira, est arrivé à Dakar le 17 septembre 2026. Il a été officiellement présenté le 18 septembre et a dévoilé sa première liste de 28 joueurs pour les qualifications à la CAN 2027 contre le Mozambique (25 septembre) et l'Éthiopie (29 septembre). Sadio Mané est absent de cette liste, tandis que Malang Sarr et Mamour Ndiaye font leur apparition.

Les Jeux de l'AES. Les deuxièmes Jeux de la Confédération des États du Sahel se sont poursuivis à Ouagadougou jusqu'au 16 septembre. Le Niger a notamment dominé les épreuves de tir à l'arc olympique, raflant toutes les places du podium.

CULTURE & RELIGION

Synthèse de la semaine

Le Magal des deux Rakkas à Saint-Louis. La 50e édition du Magal des deux Rakkas a été célébrée le 5 septembre 2026 à Saint-Louis, sur le site de l'ancien Palais du gouverneur de l'AOF. Cet événement commémore la prière que Cheikh Ahmadou Bamba avait effectuée le 5 septembre 1895 devant l'autorité coloniale.

Le Gamou de Ndiassane. La cité religieuse de Ndiassane a célébré, le 1er septembre 2026, le Gamou annuel de la famille Kountiyou. Des milliers de fidèles venus de différentes régions du Sénégal et de plusieurs pays ont convergé vers cette cité emblématique pour célébrer la naissance du Prophète Mouhamed (PSL). Le thème de cette édition était « L'éthique prophétique face aux crises contemporaines ».

Condamnation des attaques contre l'Arabie saoudite. Le gouvernement du Sénégal a fermement condamné les attaques attribuées aux Houthis contre plusieurs localités et infrastructures du Royaume d'Arabie saoudite. Dakar a exprimé sa « pleine solidarité » avec le Royaume et appelé à la désescalade.

DIPLOMATIE & RELATIONS INTERNATIONALES

Synthèse de la semaine

Washington, Abu Dhabi, Nouakchott : une semaine diplomatique intense. Le président Faye a effectué une visite de travail aux États-Unis du 14 au 17 septembre, rencontrant le secteur privé américain, la Banque mondiale et le FMI. Il s'est ensuite rendu à Abu Dhabi, où il a été reçu par le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan. Sur le chemin du retour, il a fait une escale technique à Nouakchott, où il s'est entretenu avec le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et a rendu visite au Cheikh Abdallah bin Bayyah.

Mali-Algérie : le rapprochement. Le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb s'est rendu à Bamako le 14 septembre 2026, porteur d'un message du président Abdelmadjid Tebboune à Assimi Goïta. Cette visite marque le dégel des relations algéro-maliennes.

AES : coopération transfrontalière. Les trois pays de l'AES ont validé le 16 septembre 2026 à Ouagadougou un protocole additionnel au traité instituant la Confédération, relatif à la coopération transfrontalière.

Gambie : l'ECOMIG reste sans date de fin. Le vice-président Muhammed B.S. Jallow a déclaré devant le Parlement que la présence des troupes de l'ECOMIG en Gambie n'a pas de date de fin fixe, la CEDEAO procédant à des évaluations annuelles pour déterminer si la force régionale est encore nécessaire.

CHRONIQUE

Démocratie et transparence : où en sommes-nous ?

Par la rédaction de louxew24

Il y a des semaines où l'actualité politique sénégalaise ressemble à un éternel recommencement. Les débats sur la transparence des institutions, les accusations de deux poids deux mesures — tout cela a un air de déjà-vu. Et pourtant, quelque chose a changé. Le Sénégal de 2026 n'est plus celui de 2024. Les acteurs ont appris, les institutions se sont adaptées, les lignes ont bougé.

La transparence, une exigence démocratique

La découverte de « dettes cachées » héritées du régime précédent, qui a conduit à la réévaluation de la dette publique à plus de 130 % du PIB, est un révélateur. Elle montre que la transparence budgétaire n'est pas une option, mais une condition sine qua non de la démocratie. Un peuple qui ne connaît pas l'état réel de ses finances ne peut pas exercer pleinement sa souveraineté.

L'accord avec le FMI, qui prévoit une augmentation des ressources intérieures et une rationalisation des dépenses publiques, impose des choix douloureux. Mais il impose aussi une discipline : celle de rendre des comptes, de publier des données fiables, de respecter des engagements.

L'État de droit, un rempart fragile

Les décisions du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême cette année témoignent de la vitalité des contre-pouvoirs. En censurant la disposition de la loi organique sur la déchéance de mandat des députés absents, les Sages ont rappelé que le mandat parlementaire est protégé par la Constitution. Le Conseil a estimé que la sanction prévoyant la perte du mandat en cas d'absence à dix séances plénières consécutives suivies de vote ne figurait pas parmi les cas de perte de mandat limitativement prévus par la Constitution.

Mais ces décisions sont fragiles. Elles interviennent dans un contexte de crise politique ouverte entre l'exécutif et le législatif. Le risque est que les institutions judiciaires soient instrumentalisées dans ce bras de fer. La crédibilité de la démocratie sénégalaise dépendra de la capacité de chaque pouvoir à respecter le rôle des autres.

Le dialogue, impératif national

La crise actuelle n'est pas une simple querelle de personnes. Elle engage l'avenir institutionnel du pays. Un président sans majorité parlementaire, un Premier ministre sans confiance de l'Assemblée, un chef de parti majoritaire écarté de l'exécutif : cette configuration est intenable à long terme.

Le Sénégal a besoin d'un pacte de stabilité institutionnelle, qui clarifie les rôles de chacun et restaure la confiance entre les acteurs. Ce pacte ne peut pas être imposé. Il doit être négocié, avec l'ensemble des forces vives de la Nation.

Un moment de vérité

Le Sénégal est à un moment de vérité. La vérité budgétaire impose une rigueur nouvelle. La vérité politique exige un dialogue sincère. La vérité démocratique commande le respect de l'État de droit. Aucune de ces exigences ne peut être sacrifiée sur l'autel des intérêts partisans.

Les Sénégalais, qui ont montré en 2024 leur attachement à la démocratie, attendent de leurs dirigeants qu'ils soient à la hauteur de cet idéal. L'histoire jugera ceux qui auront su faire passer l'intérêt national avant les ambitions personnelles.

PORTRAIT DE LA SEMAINE

Cheikh Diba, l'homme du FMI

Par la rédaction de louxew24

Un technocrate au cœur de la tempête

Cheikh Diba n'est pas un homme politique au sens traditionnel du terme. Ministre de l'Économie, des Finances et du Plan depuis avril 2024, il incarne la technostructure sénégalaise : formé dans les grandes écoles, rompu aux arcanes des institutions financières internationales, il parle le langage des bailleurs avec une aisance qui force le respect. Cette semaine, c'est lui qui a porté la voix du Sénégal dans les négociations avec le FMI.

Le choix de la transparence

Ce qui distingue Cheikh Diba, c'est son choix assumé de la transparence. Dès sa nomination, il a rendu publics les chiffres réels des finances publiques, révélant une dette bien plus élevée que ce que les autorités précédentes avaient admis. Ce geste, courageux, a ouvert la voie à un dialogue franc avec le FMI et les autres partenaires. Il a aussi provoqué des remous au sein de la classe politique, certains accusant le gouvernement de « noircir le tableau » pour justifier des réformes douloureuses.

Mais Cheikh Diba n'a pas cédé. Dans ses interventions publiques, il répète inlassablement la même antienne : le Sénégal ne peut pas se développer avec une dette insoutenable, et la seule façon de sortir de l'ornière est de rétablir la vérité des comptes et de négocier une restructuration. Cette position, impopulaire à court terme, est saluée par les économistes et les institutions internationales.

Les défis qui l'attendent

Le chemin est encore long. L'accord technique doit être approuvé par le Conseil d'administration du FMI. La restructuration de la dette, qui implique des négociations avec les créanciers bilatéraux et privés, s'annonce complexe. La mise en œuvre des réformes — réduction des subventions énergétiques, rationalisation des dépenses, amélioration du climat des affaires — nécessitera un pilotage rigoureux et une capacité à résister aux pressions sociales.

Cheikh Diba le sait. Après l'accord du 1er septembre, il a salué « une nouvelle dynamique de relance économique », insistant sur la nécessité de « protéger les plus vulnérables » tout en « rétablissant les équilibres macroéconomiques ». Cette dualité — rigueur budgétaire et justice sociale — est la marque de fabrique du ministre.

Un héritage en construction

Cheikh Diba n'est pas un homme de communication. Il ne cherche pas les projecteurs, préfère les réunions techniques aux plateaux télévisés. Mais son action, discrète et déterminée, est en train de transformer l'économie sénégalaise. Si le programme du FMI réussit, si la dette est restructurée, si la croissance revient, son nom restera associé à la sortie de crise. Si l'inverse se produit, il en portera la responsabilité.

C'est le lot des technocrates en politique. Ils sont jugés sur les résultats, pas sur les intentions. Cheikh Diba le sait. Et il avance, méthode, sans bruit, avec la conviction que le Sénégal n'a pas d'autre choix que la rigueur et la transparence.

TRIBUNE LIBRE

Quelle place pour la CEDEAO dans le Sahel ?

Par la rédaction de louxew24

Une organisation en crise

Il y a quelque chose de pathétique dans la situation actuelle de la CEDEAO. Créée en 1975 pour promouvoir l'intégration économique et la stabilité politique en Afrique de l'Ouest, l'organisation se retrouve aujourd'hui exclue de trois de ses membres les plus importants — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — qui ont claqué la porte pour former leur propre alliance, l'AES. La CEDEAO a beau désigner des facilitateurs, multiplier les gestes d'apaisement, elle ne parvient pas à masquer une réalité brutale : elle a perdu le Sahel.

Les causes de la rupture

Comment en est-on arrivé là ? Les raisons sont multiples. La CEDEAO a d'abord été perçue comme une organisation inféodée aux puissances occidentales, en particulier la France. Les régimes militaires de Bamako, Ouagadougou et Niamey ont surfé sur un sentiment anti-français profondément ancré dans leurs opinions publiques pour justifier leur rupture. Mais il serait naïf de réduire la crise à une simple question de souveraineté.

La CEDEAO a aussi commis des erreurs. Sa gestion des coups d'État successifs — sanctions économiques, menaces d'intervention militaire — a souvent été contre-productive. Les sanctions ont frappé des populations déjà vulnérables sans faire plier les juntes. Les menaces militaires ont alimenté la rhétorique souverainiste des putschistes. Et l'organisation n'a pas su proposer une alternative crédible : ni un soutien efficace à la lutte contre le terrorisme, ni une perspective de développement à long terme.

Une alternative fragile

L'AES, de son côté, se présente comme une alternative. Mais elle est fragile. Les trois pays qui la composent font face à des défis sécuritaires majeurs. Au Niger, une tentative de mutinerie a été déjouée les 28 et 29 août 2026 à Niamey. Le Burkina Faso et le Mali ont appelé à un renforcement de l'AES après cet événement. L'alliance a promis une coopération militaire renforcée et a validé, le 16 septembre 2026, un protocole additionnel sur la coopération transfrontalière. Mais les résultats concrets restent à démontrer.

Quelle voie pour la CEDEAO ?

La vraie question est celle-ci : l'Afrique de l'Ouest a-t-elle besoin de deux organisations concurrentes, ou d'une seule, refondée sur de nouvelles bases ? La CEDEAO a été créée dans un contexte de décolonisation, avec l'ambition de construire une communauté de destins. Cette ambition reste valable. Mais l'organisation doit se réformer en profondeur : cesser d'être un club de chefs d'État, donner plus de pouvoir aux institutions communautaires, conditionner la participation aux élections démocratiques, soutenir les sociétés civiles.

Le Sénégal, à travers la désignation du président Faye comme facilitateur, a une carte à jouer. Dakar entretient des relations équilibrées avec les deux camps. Elle peut proposer une médiation honnête, sans arrière-pensées. Mais elle doit aussi être lucide : les régimes de l'AES n'ont pas intérêt à revenir dans une organisation qui les a critiqués et sanctionnés. La médiation prendra du temps.

En attendant, la CEDEAO doit éviter de se replier sur elle-même. Elle doit continuer à fonctionner, à intégrer, à progresser. Le projet de monnaie unique, l'Eco, est certes fragilisé par le départ des pays de l'AES, mais il reste une ambition légitime pour les pays qui souhaitent avancer. La libre circulation des personnes et des biens, acquise de haute lutte, doit être préservée.

L'Afrique de l'Ouest n'a pas besoin d'une nouvelle fracture. Elle a besoin de ponts. La CEDEAO, malgré ses échecs, reste le seul cadre capable de les construire. À condition qu'elle se réinvente.

CHRONIQUE HISTORIQUE

1982-2026 : Quand la Casamance réinterroge la Nation

Par la rédaction de louxew24

Aux origines du conflit

Le 26 décembre 1982, une poignée de militants indépendantistes attaquait un poste de gendarmerie à Ziguinchor. Cet événement marquait le début de ce qu'on a appelé « le conflit en Casamance », une rébellion qui allait durer près de quatre décennies, faire des milliers de morts et déplacer des populations entières.

L'histoire de la Casamance est celle d'une région à part. Séparée du reste du Sénégal par la Gambie, la Casamance a développé une identité propre, marquée par une forte présence de populations diola, une économie agricole riche — riz, noix de cajou, huile de palme — et une tradition de résistance à l'autorité centrale. Les revendications indépendantistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) se sont nourries de ce sentiment de marginalisation, réel ou perçu.

Quarante ans de violences

Les accords de paix se sont succédé — accords de Cacheu en 1991, de Bissau en 1993, de Ziguinchor en 2001 — sans jamais aboutir à une paix définitive. Les factions du MFDC se sont divisées, fragmentées, parfois opposées les unes aux autres. La violence a perduré, sporadique mais meurtrière, notamment contre les civils.

En 2026, la situation reste précaire. Les incidents sporadiques se poursuivent, notamment dans la zone frontalière avec la Gambie. Les populations vivent dans une insécurité latente, marquée par la présence de mines antipersonnel et les exactions de groupes armés. L'armée sénégalaise maintient une présence forte, mais la confiance des populations reste fragile.

Le Plan Diomaye pour la Casamance

Le gouvernement actuel a affiché sa volonté de relancer le processus de paix. Des contacts ont été noués avec certaines factions du MFDC. Mais les obstacles sont nombreux : division du mouvement, ingérences extérieures, méfiance des populations. La question de l'autonomie de la région — réclamée par certains, rejetée par d'autres — reste un tabou.

Le président Faye a fait de la Casamance une priorité de son agenda. Le Plan Diomaye pour la Casamance (PDC) est un programme intégré de développement durable, couvrant les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou. Il vise à désenclaver la région, à renforcer les infrastructures sociales de base et à installer systématiquement les services publics essentiels dans les zones frontalières. Le 10 septembre 2026, le président a annoncé une réunion interministérielle d'évaluation et de relance du PDC, présidée par le Premier ministre.

Un héritage lourd

La Casamance n'est pas qu'une question sécuritaire. C'est aussi une question de développement. La région, malgré ses richesses naturelles, reste l'une des plus pauvres du pays. Les infrastructures sont insuffisantes, les services publics défaillants, l'accès à l'emploi limité. Sans développement économique et social, aucune paix ne sera durable.

L'histoire de la Casamance rappelle une vérité simple : une nation ne se construit pas par la force, mais par la justice. Le Sénégal, qui se veut un modèle de démocratie en Afrique, doit trouver les moyens de panser cette blessure. C'est un défi pour le président Faye, comme il l'a été pour ses prédécesseurs. Mais c'est aussi une opportunité : celle de prouver qu'une nation diverse peut vivre unie dans le respect de ses différences.

CHIFFRES CLÉS

Indicateurs économiques et faits marquants

Tableau des indicateurs

  • Dette publique / PIB : > 130 % (2024)
  • Dette publique après ajustements : ~ 100 % du PIB (Moody's)
  • Programme FMI : 2,2 Mds USD (1 537,1 M DTS) sur 36 mois
  • Financement Cybastion : ~300 M USD (>170 Mds FCFA)
  • Croissance PIB hors hydrocarbures (T1 2026) : 4,7 %
  • Inflation (2026) : 1,4 %
  • Paiements d'intérêts (% recettes publiques) : ~ 25 %
  • Prix du Brent (9 sept.) : 101,21 USD
  • Référendum Guinée-Bissau : « Oui » à 70 %
  • Contingent sénégalais en Gambie : 618 militaires

Faits marquants par jour

  • Lundi 14 : Faye à Washington ; Cybastion annonce 300 M USD ; Sifi Ghrieb à Bamako
  • Mardi 15 : Faye reçu par Kristalina Georgieva au FMI
  • Mercredi 16 : Faye à Abu Dhabi ; protocole transfrontalier de l'AES à Ouagadougou
  • Jeudi 17 : Escale technique de Faye à Nouakchott ; visite au Cheikh bin Bayyah
  • Vendredi 18 : Ouverture de la 3e session extraordinaire ; première liste de Patrick Vieira
  • Samedi 19 : Le Sénégal condamne les attaques des Houthis contre l'Arabie saoudite

Citations de la semaine

« On ne peut pas être assis sur une mine d'or et tendre la main. » — Bassirou Diomaye Faye, Président de la République, à Washington
« Le redressement ne se fera pas au détriment des populations, en particulier les plus vulnérables. » — Bassirou Diomaye Faye, lors de sa rencontre avec Kristalina Georgieva, le 15 septembre 2026
« Nous nous sommes appauvris en 2025 et nous allons encore nous appauvrir en 2026. » — Ahmadou Al Aminou Lô, Premier ministre, devant l'Assemblée nationale, le 8 septembre 2026
« Nous sommes dans ça et nous devons l'abandonner. » — Ahmadou Al Aminou Lô, sur le mécanisme consistant à contracter de nouvelles dettes pour rembourser les anciennes

Dates clés à retenir

  • 21 septembre 2026 : Conseil des ministres hebdomadaire
  • 25 septembre 2026 : Mozambique-Sénégal (qualifications CAN 2027)
  • 29 septembre 2026 : Éthiopie-Sénégal (qualifications CAN 2027)
  • 4 octobre 2026 : Sénégal-Comores (match amical, Marseille)
Divertissement 4 jeux

Quiz – 15 questions

1. Quelle société américaine a annoncé 300 M USD pour le numérique au Sénégal ?

2. Quel est le montant du programme FMI-Sénégal ?

3. Qui a été désigné facilitateur de la CEDEAO auprès de l'AES avec Faye ?

4. Quel pourcentage le « Oui » a-t-il obtenu au référendum bissau-guinéen ?

5. Quel pays a signé un accord avec la Chine pour un institut cardiaque ?

6. Quelle décision le Conseil constitutionnel a-t-il prise sur la loi des députés absents ?

7. Quel est le nom du plan de traitement de la dette ?

8. Quelle agence a dégradé la note du Sénégal à « CC » ?

9. Quel chef de gouvernement algérien s'est rendu à Bamako le 14 septembre ?

10. Quel nouveau sélectionneur a été présenté le 18 septembre ?

11. Quel prix le Brent a-t-il atteint le 9 septembre 2026 ?

12. Quelle est la prévision de croissance mondiale du FMI pour 2026 ?

13. Qui a saisi le Conseil constitutionnel pour la transparence ?

14. Quel ministre sénégalais a porté la voix du pays au FMI ?

15. Où le président Faye a-t-il fait escale le 17 septembre ?

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AGENDA

Semaine prochaine (21 – 27 septembre)

  • Lundi 21 septembre : Conseil des ministres hebdomadaire à Dakar. Ouverture de la session budgétaire à l'Assemblée nationale. Conférence internationale de la Cour de justice de la CEDEAO à Dakar (21-25 septembre).
  • Mardi 22 septembre : Poursuite de la session budgétaire à l'Assemblée nationale. Réunion de la Commission de la CEDEAO sur le plan d'urgence pour l'AES.
  • Mercredi 23 septembre : Conseil des ministres en Côte d'Ivoire. Examen du projet de loi de finances rectificative 2026.
  • Jeudi 24 septembre : Cérémonie officielle de lancement des préparatifs du Magal de Touba. Conseil des ministres hebdomadaire au Palais de la République.
  • Vendredi 25 septembre : Match Mozambique-Sénégal (qualifications CAN 2027), à Maputo. Réunion du comité de suivi du PTDS.
  • Samedi 26 septembre : Début des opérations de nettoyage et de sécurisation pour le Gamou de Tivaouane.
  • Dimanche 27 septembre : Prochaine édition de XEW XEW HEBDO sur louxew24.
ÉDITORIAL DE CLÔTURE

Merci et à dimanche prochain

Par la rédaction de louxew24

Chers lecteurs,

La semaine qui s'achève a été riche en événements, en émotions et en questionnements. Du Washington du président Faye au Nouakchott de son escale retour, en passant par les négociations du FMI et les tensions institutionnelles à Dakar, l'actualité n'a pas ménagé ses rebondissements.

Ce que nous retenons de cette semaine, c'est d'abord la confirmation d'un tournant. Le Sénégal négocie, discute, s'affirme sur la scène internationale. Les 300 millions de dollars de Cybastion et les 2,2 milliards du FMI ne sont pas de simples chiffres : ils traduisent une confiance retrouvée, fragile mais réelle. Le président Faye a raison de dire que le Sénégal n'est pas un pays qui tend la main. Il est un pays qui propose, qui exige, qui construit.

Mais cette confiance n'est pas acquise. Elle dépend de notre capacité à être transparents, à respecter nos engagements, à protéger les plus vulnérables. Le diagnostic sévère du Premier ministre sur l'appauvrissement du pays, les défis de la Casamance, les drames de Louga et de Gade — tout cela nous rappelle que la démocratie et le développement sont des combats de tous les instants.

La semaine prochaine, le FMI examinera notre programme. Les regards seront tournés vers Washington. Mais c'est à Dakar, à Tivaouane, à Touba, à Ziguinchor, à Bissau, à Bamako et à Nouakchott que se jouera l'avenir de notre région. Nous continuerons à vous informer, à analyser, à décrypter. Parce que l'information est le premier des droits.

Merci de votre fidélité. Rendez-vous dimanche prochain pour une nouvelle édition de Xew Xew Hebdo.

À dimanche prochain.

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Fin de l'édition du dimanche 20 septembre 2026
Rendez-vous dimanche prochain pour un nouveau XEW XEW HEBDO !

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À Silane, un village de la commune de Ngogom dans le département de Bambey, deux enfants âgés de 5 et 6 ans ont été tués par la foudre. Il s'agit notamment de la fille de l'infirmière chef de poste et le fils de sa co-épouse. Les deux enfants se trouvaient dans le logement de fonction de la structure sanitaire.

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